Repetto, de la danse à la mode

15 avr

On ne peut pas échapper à la mode. Elle marque tous les milieux : cinéma, peinture, photographie, sports… et notamment la danse, pour laquelle je n’avais encore jamais accordé de recherches particulières. Mais étant donné la tendance fleurissante des ballerines lacées, je ne pouvais certainement pas passer à côté d’une petite étude sur l’origine des ballerines et du monde de la danse!

C’est pourquoi dans cet article, j’ai décidé de vous parler d’une célèbre Maison dont nul n’ignore l’empreinte artistique… j’ai nommé la célèbre firme Repetto !

Alors d’où viennent véritablement les ballerines ? Et Repetto ?

 

Le nom « Repetto » est tout simplement celui de sa fondatrice, Rose Repetto, une ancienne bistrotière italienne née en 1907. Bonne couturière, elle décida en 1947 de concevoir des ballerines de danse pour son fils Roland Petit, passionné par ce milieu, car elle s’était rendue compte qu’il revenait très souvent de ses cours de classique les pieds meurtris et blessés par ses répétitions.

Rose Repetto

Rose Repetto

Roland Petit, son fils (célèbre danseur)

Roland Petit, son fils (célèbre danseur)

Roland Petit photographié avec sa mère Rose Repetto

Roland Petit photographié avec sa mère Rose Repetto

 

Ses nouvelles ballerines sont très originales puisqu’elle utilise une technique de couture inventive, le cousu retourné (coudre la semelle du chausson à l’envers pour ensuite la retourner) : la fameuse pointe des ballerines de danse classique actuels. Ses ballerines plaisent, de nombreux autres danseurs approvisionnent chez Rose, ce qui la poussa à ouvrir par la suite en 1959 un atelier non loin de l’Opéra Garnier où Roland Petit deviendra l’un des plus grands danseurs classique français du XXème siècle. 

L'atelier Repetto dans les années 50

L’atelier Repetto dans les années 50

Première création publicitaire de Rose Repetto

Première création publicitaire de Rose Repetto

 

Le premier succès fou de la marque fut définitivement en 1956. A la demande de Brigitte Bardot qui s’apprête à tourner dans le film Et Dieu créa la femme, Rose Repetto crée une ballerine de ville confortable tant pour se balader que pour danser : la future ballerine Cendrillon, LA création Repetto. Le chausson d’origine dédié à la danse brise la frontière entre art et vie quotidienne et la marque s’émancipe réellement.

Brigitte Bardot arborant la paire Cendrillon

Brigitte Bardot arborant la paire Cendrillon

Brigitte Bardot et Repetto : l'alliance qui unit danse à mode

Brigitte Bardot et Repetto : l’alliance qui unit danse à mode

Une publicité récente de Repetto pour la ballerine Cendrillon

Une publicité récente de Repetto pour la ballerine Cendrillon

On ne peut pas parler de Repetto sans parler de la fameuse… Zizi ! (oui, zizi.) Les zizis, ce sont les célèbres paires de ballerines blanches fermées, comme des sortes de derbies en plus fines crées par Repetto en hommage à la belle-fille de Rose, Zizi Jeanmaire, épouse de Roland Petit.

Dans les années 70, Serge Gainsbourg tombe amoureux de ces chaussures et les porte presque à chaque apparition publique. Il devient même l’ambassadeur de la marque.

Les fameuses "zizis" de Repetto portées par Gainsbourg

Les fameuses Zizi de Repetto portées par Gainsbourg

 

Les ballerines Zizi sont également portées par Mick Jagger des Rolling Stones. 

Mick Jagger et ses zizis

Mick Jagger et sa paire

La Maison Repetto marque alors son empreinte dans le monde très élitiste de la Haute-Couture avec son image de grâce et d’art, soigne un dynamisme et une variété d’expressions et signe alors de nombreux partenariats avec d’autres grandes firmes internationales : Issey MiyakeYohji Yamamoto, Comme des Garçons… 
La ballerine Cendrillon revisitée par Comme des Garçons pour Repetto

La ballerine Cendrillon revisitée par Comme des Garçons pour Repetto

 

L’ancêtre de la ballerine lacée (oui, on fait ça pour elle quand même, ne l’oublions pas) c’est donc bel et bien la ballerine originale : la Cendrillon par Repetto, celle qu’on connaît tous. Elle se décline aujourd’hui en plusieurs dizaines de couleurs, et d’autres Maisons se l’ont depuis souvent adoptées pour mettre en valeur leurs pièces au fil des saisons.

Alors on retient bien : en 2016, on ne veut plus le bout rond, la forme simple et originale et les petits noeuds au-devant ; on veut du pointu, du fin, du daim ou du cuir, et surtout des lacets enroulés autour de la cheville à la manière des danseuses, les fidèles ambassadrices de la Maison d’origine.

 

J’espère que cet article t’aura plu et t’aura instruit ! N’hésite pas à le partager, l’aimer, le commenter sur les réseaux sociaux et me donner ton avis en commentaire ou en privé. A très bientôt pour un article sur la façon dont porter les ballerines lacées avec plusieurs idées de tenues dont tu peux t’inspirer pour tous les jours.

Bisous !

 

 

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